13 juin 2018
Dernier cercle avant l'été
Petite discussion sur le sens de certains romans de science-fiction : quel est le message que veut faire passer l'auteur? Il semble plus clair pour un roman tel que 2084 de Boualem Sansal que dans le Hypérion de Dan Simmons.
Is présente

BD. Marion Montaigne : Dans la combi de Thomas Pesquet.
Le 2 juin dernier, le Français Thomas Pesquet, astronaute, rentrait sur Terre après avoir passé 6 mois dans la Station spatiale internationale. Sélectionné, il a suivi une formation intense pendant 7 ans. Dans cette bande dessinée de reportage, Marion Montaigne raconte avec le parcours de ce héros et son retour sur terre.

Jessie Burton, Miniaturiste.
1686, une jeune fille de la campagne se marie avec un riche commerçant souvent absent mais dont la sœur règne d’une main de fer. On découvre Amsterdam riche, le mystère du mari, la société corsetée sous l’emprise de l’église luthérienne. Très dense. Premier roman de cette anglaise.
Ca présente

Boualem Sansal Le village de l’allemand.
Les narrateurs sont deux frères nés de mère algérienne et de père allemand. Ils ont été élevés par un vieil oncle immigré dans une cité de la banlieue parisienne, tandis que leurs parents restaient dans leur village près de Sétif. En 1994, le GIA massacre une partie de la population du bourg. Pour les deux fils, le deuil va se doubler d'une douleur bien plus atroce : la révélation de ce que fut leur père, cet Allemand qui jouissait du titre prestigieux de moudjahid. Basé sur une histoire authentique, le roman propose une réflexion véhémente et profonde. Il relie trois épisodes : la Shoah, la sale guerre des années 1990 en Algérie et la situation des banlieues françaises.
Ro présente

Sophie Cartatini, Les sept cercles.
C’est un départ de Moussa, paysan, peul de Mauritanie un jour de bon matin sous l’emprise d’une force obscure, une errance de 40 ans. On partage ses émotions, ses croyances, la situation toujours tragique de son peuple, et sa quête inlassable de la connaissance
Lu ne recommande pas
Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule.
Cette autofiction assumée d’un jeune homosexuel dans un village de Picardie est très subjectif, avec un parti pris de règlements de comptes familiaux, une complaisance à dénoncer une réalité sociale de prolétariat, quitte à en accentuer le trait et une jouissance à se décrire victime. Œuvre de jeunesse non aboutie. Le clivage en soi n’est pas résilience.
Noter cependant la très belle couverture du livre.
Al. évoque et apportera

Didier Eribon, Retour à Reims
Livre évoqué par Edoaurd Louis. Après la mort de son père, l’auteur retrouve son milieu d’origine avec lequel il avait plus ou moins rompu trente ans auparavant. Il décide alors de se plonger dans son passé.
Prochaines dates du cercle les mercredis 12 septembre, 10 octobre, 14 novembre, 12 décembre.
22:20 | Lien permanent | Commentaires (0)




