22 mars 2023
Mars, cercle du soir
Alain B présente
Le Manga Hirayasumi de Keigo Shinzo
Hiroto Ikuta, 29 ans, est un travailleur indépendant. Il n'a pas de travail stable ni de petite amie et ne s'inquiète pas de son avenir. Sa voisine Hanae Wada lui a léguée gratuitement sa maison, après s'être liée d'amitié avec Hiroto. Il commence à vivre avec sa cousine Natsumi, 18 ans, qui a déménagé de Yamagata à Tokyo pour entrer en école d'art. Cependant, il est entouré de personnes ayant des problèmes qui lui rendent la vie difficile...
Rosalie présente
Rachid Benzine, Voyage au bout de l'enfance
« Trois mois. D’après maman, ça fait précisément trois mois aujourd’hui qu’on est enterrés dans ce fichu camp. Et ça fait presque quatre ans que j’ai quitté l’école Jacques-Prévert de Sarcelles. » R. B.
Fabien est un petit garçon heureux qui aime, le football, la poésie et ses copains, jusqu’au jour où ses parents rejoignent la Syrie.
Ce roman poignant et d’une grande humanité raconte le cauchemar éveillé d’un enfant lucide, courageux et aimant qui va affronter l’horreur.
Évoqués (cliquer sur l'image):
Lettres à Nour du même auteur
Paris-Briançon de Philippe Besson
Jöelle présente
Les années douces manga de Jirô Taniguchi et Hiromi Kawakami
Dans le café où elle a ses habitudes, une trentenaire, Tsukiko, fait la connaissance d’un homme solitaire et élégant, de plus de trente ans son aîné. Elle réalise qu’elle le connaît : il fut autrefois son professeur de japonais.
Elle est célibataire, il est veuf. Complices, ils prennent l’habitude de se revoir dans le même café, au hasard de leur emploi du temps, puis, bientôt, d’improviser des sorties ensemble. Insensiblement, à petites touches légères, une connivence s’établit, puis une véritable affection, et peut être même…
Anne Pauly, Avant que je n'oublie
Il y a d’un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l’heure. Il y a de l’autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu’elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier.
De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d’Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires.
Nicolas Lebel, La captive
Morguélen. Un nom funèbre pour une île bretonne giflée par les vents.
Un terrain idéal pour la lieutenante Chen, lancée dans une traque sans merci. Dans son viseur : des tueurs à gages insaisissables, les Furies, déesses du châtiment.
Mais à l’heure de la rencontre, la partie pourrait bien compter plus de joueurs qu’il n’y paraît. Et quand le prêtre de cette île du bout du monde entre à son tour dans la danse, une seule certitude demeure : quelqu’un va mourir.
Eric présente
La lune est blanche de François et Emmanuel Lepage
Après Voyage aux îles de la Désolation et Un printemps à Tchernobyl, Emmanuel Lepage livre un documentaire, vivant, incarné. Humain en un mot ! d’une mission scientifique en Antarctique, en résonnance avec l’homme, l’humaniste, qu’il est. La Lune est blanche est aussi un beau témoignage sur la fraternité. Fraternité de la fratrie et fraternité de la famille humaine. Emmanuel Lepage dessine les portraits magnifiques de ces scientifiques en mission au bout du monde, de ces femmes et ces hommes discrets, se refusant en héros polaires, se voyant au contraire comme les maillons d’une chaîne qui oeuvre pour l’humanité. « Mais le voyage râpe les peaux qu’on se donne, les apparences sociales. On est nu, la peau à vif. C’est un miroir sans concession. » Tout à la fois bande dessinée documentaire, reportage, récit de voyage et introspection autobiographique, où textes, dessins et photos s’articulent et se répondent dans une harmonie sensible et émouvante, la Lune est blanche est aussi pour les auteurs, fascinés par ce grand désert blanc d’une « beauté pure, rare et unique », l’occasion de se questionner sur l’art et la création…
Isabelle présente
Paulette et Roger de Daniel Picouly
Un pouvoir magique vous permet de vous transporter dans le temps. Vous décidez de rechercher ce que faisaient vos parents avant votre naissance. Racontez." Le dernier roman de Daniel Picouly est comme une grande rédaction sur ce sujet d'enfant. Le héros, propulsé dans le passé de sa famille, s'efforce de reconstituer son histoire, d'en combler les blancs, et surtout, de vérifier si tout s'est passé comme on le lui a raconté plus tard. Et évidemment, il en a beaucoup à apprendre : ce voyage initiatique sur les traces de Paulette et Roger, ses parents, lui réserve des surprises de taille, grossies encore par les yeux de l'enfant qui nous les livrent dans ce récit à cent à l'heure.
Claude présente
Classe de mer de Benjamin Taïeb et Marie Eyquem
Le harcèlement scolaire à nu, ses conséquences, son émulation perverse sont les sujets de ce récit de Benjamin Taïeb, adapté par Marie Eyquem en bandes dessinées. Récit de l'incompréhension et de la douleur, Classe de mer retrace le calvaire d'un jeune garçon confiant en ses « meilleurs amis ». « La classe de mer est un incontournable des séjours éducatifs. Au programme, pêche à pied, observation des crabes, activités nautiques, mais aussi, pour le narrateur en cours élémentaire, apprentissage du harcèlement scolaire : Classe de mer est le récit sensible et sans fard de cette enfance si malhabile à réagir face à la loi du plus fort et à la passivité des adultes. »
Antoine Compagnon, Un été avec Colette
Pourquoi Colette ? Un grand écrivain, c'est aussi un écrivain qui crée des mythes, qui renouvelle notre mythologie. " Créer un poncif, c'est le génie ", disait Baudelaire. Colette a créé quatre mythes : Claudine ; Sido, Gigi, et Colette, elle-même, grand écrivain national, monstre sacré. Admirée par Simone de Beauvoir, pionnière de la transgression et de la provocation, elle fait souffler dans ses romans ce vent de liberté qui nous manque tant aujourd'hui.
Antoine Compagnon décline toutes les facettes de Colette, des plus connues ou plus secrètes.
Numéro deux de David Foenkinos
« En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par la même occasion, deviendrait mondialement célèbre.
Des centaines d’acteurs furent auditionnés. Finalement, il n’en resta plus que deux. Ce roman raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi. »
Frédéric présente
Brigitte Giraud, Vivre vite
J'ai été aimantée par cette double mission impossible. Acheter la maison et retrouver les armes cachées. C'était inespéré et je n'ai pas flairé l'engrenage qui allait faire basculer notre existence.Parce que la maison est au coeur de ce qui a provoqué l'accident."En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte Giraud tente de comprendre ce qui a conduit à l'accident de moto qui a coûté la vie à son mari le 22 juin 1999. Vingt ans après, elle fait pour ainsi dire le tour du propriétaire et sonde une dernière fois les questions restées sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ? Elle revient sur ces journées qui s'étaient emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu'à produire l'inéluctable.
Bruno Latour, Habiter la terre
Une envie de transmettre, d’expliquer. De s’expliquer aussi. Sur la cohérence d’une pensée que l’apparente dispersion et variété des sujets qu’il a abordés avait, en partie, masquée. Bruno Latour s’est livré à cette série d’entretiens avec une simplicité, une jubilation et une puissance qui n’adviennent que dans les moments où l’on sait que la vie, et notamment celle de l’esprit, se condense. Un apaisement lié au sentiment d’urgence, une immanence indissociable de l’imminence et de la nécessité à tout concentrer, résumer, déployer. Un souci de clarté, un plaisir de la conversation, un art de la performance.
Comme si tout s’éclaircissait alors que la fin approchait.
Suzanne présente
Les oiseaux de Tanjei Vesaas
Dans "Les Oiseaux", Tarjei Vesaas, un des plus grands écrivains norvégiens, raconte l'histoire de Mattis, simple d'esprit au cœur vierge et à l'âme candide que la dureté du monde réel a définitivement refoulé dans un univers de rêves.
Ce roman poignant invite le lecteur à mieux aimer la vie, à apprendre à dépasser, à transfigurer les contingences : la nature, la simplicité, l'évidente et immédiate beauté d'un lac, d'une forêt, d'une aile d'oiseau, d'un regard de jeune fille en sont l'irréfutable preuve. Ils sont au-delà du malheur et de la mort et leur miracle ne périt jamais, il est à la portée du plus déshérité.
Tierno Nonémembo, Saharienne indigo
Deux femmes font connaissance un après-midi d'hiver devant une pâtisserie de la rue Mouffetard. Deux femmes aux identités trompeuses. L'une est guinéenne, elle s'appelle Véronique Bangoura et se dit "auxiliaire de vie" ; de fait elle pousse un fauteuil roulant occupé par un tétraplégique. La deuxième, habillée en vieille hippie, prétend être diseuse de bonne aventure ; c'est madame Corre. Mais madame Corre a un lien particulier avec le passé effroyable de la Guinée du temps de Sékou Touré, et ce n'est pas pour rien qu'elle a flairé chez Véronique une odeur de sang, de sexe et de violence.
Christiane présente
La petite-fille de Bernhard Schlink
À la mort de son épouse Birgit, Kaspar découvre un pan de sa vie qu’il avait toujours ignoré : avant de quitter la RDA pour passer à l’Ouest en 1965, Birgit avait abandonné un bébé à la naissance.
Intrigué, Kaspar ferme sa librairie à Berlin et part à la recherche de cette belle-fille inconnue. Son enquête le conduit jusqu’à Svenja, qui mène une tout autre vie que lui : restée en Allemagne de l’Est, elle a épousé un néo-nazi et élevé dans cette doctrine une fille nommée Sigrun.
Kaspar serait prêt à voir en elles les membres d’une nouvelle famille. Mais leurs différences idéologiques font obstacle : comment comprendre qu’une adolescente, par ailleurs intelligente, puisse soutenir des théories complotistes et racistes ? Comment l’amour peut-il naître dans ce climat de méfiance et de haine ?
Prochaine rencontre du cercle mercredi 26 avril 20h à la médiathèque.
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09 mars 2023
Mars, cercle de l'après-midi
Nous sommes 6 pour ce nouveau cercle.
Alain B. présente
Le DVD Debout les femmes !
Un film de Gilles Perret et François Ruffin avec en complément le livre Les liens sinon rien ! de François Ruffin.
« Mais qui m’a mis cette tête de con ? »
Ce n’est pas le grand amour entre le député En Marche ! Bruno Bonnell et l’insoumis François Ruffin. Et pourtant… C’est parti pour le premier « road-movie parlementaire » à la rencontre des femmes qui s’occupent de nos enfants, nos malades, nos personnes âgées.
Ensemble, avec ces invisibles du soin et du lien, ils vont traverser confinement et couvre-feu, partager rires et larmes, colère et espoir.
Ensemble, ils vont se bagarrer, des plateaux télés à la tribune de l’Hémicycle, pour que ces travailleuses soient enfin reconnues, dans leur statut, dans leurs revenus.
Et s’il le faut, ils réinventeront l’Assemblée… Bande-annonce
Lydia présente
Elles sont au service de Fabienne Swiatly
Aide à la personne, soin, accueil, éducation... Prise en charge du corps de l'autre, des besoins de l'autre. Entretien des bureaux, des maisons, des écoles. Des femmes au travail. Ces textes ont été écrits comme des instantanés photos. Ici et maintenant.
Carole présente
Michèle Audin, Oublier Clémence
« Clémence Janet est née le 2 septembre 1879 à Tournus (Saône-et-Loire). Sa mère était couturière et son père tailleur de pierres. Elle était ouvrière en soie. Elle s'est mariée le 27 février 1897 à Lyon (5e arrondissement) et a donné naissance à deux enfants, Antoine (29 août 1897 - 14 septembre 1897) et Louis (13 février 1900 - 23 juin 1977). Elle est morte à Lyon (2e arrondissement) le 15 janvier 1901. ».
Ces cinq phrases sont les traces laissées dans l'état civil par une ouvrière morte à l'âge de vingt et un ans au début du vingtième siècle.
Obstinément, Michèle Audin s'efforce de retrouver, derrière chaque mot de ce texte, quelque chose du monde dans lequel a vécu cette femme – son travail, ses lieux, ses proches.
Cela permettra-t-il de ne pas oublier Clémence?
Emmanuel Carrère V13
Le procès fleuve des attentats du 13 Novembre 2015, qui ont fait 130 morts et 350 blessés à Saint-Denis et à Paris, s'est tenu entre septembre 2021 et juin 2022. Pendant dix mois, plus de 300 témoins ont été entendus, dont des rescapés de cette nuit d'horreur. Les 20 accusés ont été jugés. Emmanuel Carrère a assisté à l'intégralité du procès et tenu une exceptionnelle chronique hebdomadaire. V13 (« comme tous, magistrats, avocats, journalistes, appelons ce monstrueux procès du vendredi 13 novembre dans lequel nous sommes embarqués », écrit E. Carrère) rassemble l'ensemble de ces chroniques. C'est une descente aux enfers dans laquelle l'écrivain parvient toujours à saisir l'humanité des uns et des autres, qu'elle soit bouleversante, admirable, ou abjecte. Il saisit l'ironie terrible des propos, des situations. Il refait le récit des événements, et surtout livre son écoute magnifique des paroles et des silences de ce procès. Il en fait notre histoire. Il donne à cet écheveau complexe d'horreur, d'idéologie, de folie et de détresse, une dimension universelle, profondément humaine, qui atteint chacun d'entre nous
Lucette présente
La BD Partitions Irlandaises de Kris et Vincent Bailly
Tim est protestant. Pas n'importe quel protestant : il est le fils de Frankie Brown, héros de la lutte unioniste, mort au combat à la fin des années 90. Mary est catholique, fille d'un ancien activiste de l'IRA, Patrick Pearse, qui a déposé les armes il y près de 20 ans, avant même les accords de paix du Vendredi Saint, signés le 10 avril 1998 entre les partisans de l'union avec la Grande-Bretagne et les nationalistes du Sinn Féin. Ces deux-là n'avaient aucune chance de se rencontrer. Mais ça leur est tombé dessus, comme ça. Tim et Mary. Mary et Tim. Alors ils se sont fait l'amour comme une dernière nuit avant la guerre. Sans voir qu'ils allumaient la mèche. Une histoire d'amour magnifique et tourmentée dans le Belfast tout aussi tourmenté d'aujourd'hui, entre Brexit et retour des tensions identitaires.
Jean Hegland, Dans la forêt
Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’éléctricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. Ce roman sensuel et puissant, met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.
Évoqué sur ce sujet
De Sandrine Collette, Juste après la vague et, Et toujours les forêts
De Marlen Haushofer, Le mur invisible (Lien sur les livres)
Martine présente également
Alamut de Vladimir Bartol
« … je partage l’humanité en deux catégories fondamentalement différentes : une poignée de gens qui savent ce qu’il en est des réalités et l’énorme majorité qui ne sait pas. »
Retranché dans sa citadelle dominant la plaine, le grand maître Hassan Ibn Sabbâh mène, à la fin du XIe siècle, une guerre sainte en Iran. Il n’a que peu de soldats et seuls ses proches le connaissent intimement. Parti de presque rien, sans armée, sans terre et sans guère d’appuis à la cour, il dominera le monde. Des hommes seront prêts à mourir pour lui avec le sourire aux lèvres. Des foules entières se prosterneront sans combattre. Un millénaire plus tard, la manipulation des masses, telle qu’il la pratiqua, continue d’ébranler les empires modernes. Mélange d’aventures et de philosophie politique, Alamut n’évoque la violence des complots d’alors que pour mieux renvoyer aux problèmes cruciaux des civilisations modernes.
Évoqué sur ce sujet
Marc Trévidic, Le roman du terrorisme (lien sur le livre)
Bernadette présente
La BD Dali par Baudoin
À l'occasion de la grande rétrospective que le Centre Pompidou consacre à l'oeuvre de Salvador Dali, Edmond Baudoin nous entraîne sur les traces de l'étrange et génial artiste, dont il parcourt la vie et l'œuvre de son trait virtuose.
Peintre légendaire et énigmatique, figure du surréalisme, ami de Bunuel et de Garcia Lorca, Salvador Dali est considéré comme l'une des icônes de l'art du XXe siècle.
S'invitant dans l'univers fantasque et débridé de Dali, Baudoin nous en offre sa vision personnelle. Initiant un dialogue intime, par-delà le temps, avec ce créateur de génie, il nous offre un album rare, dont la parfaite cohérence entre le fond et la forme a valeur d'évidence.
Dali, grand peintre du 20e siècle
De Thich Nhat Hanh,
Prendre soin de l'enfant intérieur
Un chemin de réconciliation
Vous souffrez de ne pas avoir suffisamment confiance en vous ? De manquer parfois de recul face aux épreuves du quotidien ? Et si d'anciennes blessures vous empêchaient de vous construire sereinement ?
Thich Nhat Hanh nous propose un chemin pour calmer la colère, la peur, la tristesse qui peuvent parfois hanter notre vie d'adulte, et les transformer en une force de réconciliation et de compassion.
Il y a en chacun de nous un enfant qui attend que nous lui ouvrions les bras et l'apaisions.
Le miracle de la pleine conscience
Le miracle de la Pleine Conscience s'adresse aussi bien aux étudiants confirmés du Bouddhisme qu'à ceux qui en ignorent tout. Les principes simples et directs qui y sont énoncés sont universels et chacun peut y découvrir des trésors sans pour autant connaître la tradition zen vietnamienne ou la pensée orientale.
Par cet enseignement, où méditation et action ne sont pas séparées, nous sommes invités à redécouvrir la véritable beauté de la vie au fil de notre vie quotidienne, à apprécier chaque minute, chaque seconde du miracle de la réalité. Nous apprenons à retrouver l’émerveillement de l'enfant devant le monde et à nous reposer dans le calme et la paix de notre nature profonde.
L'attention à la respiration et au demi-sourire, qui est la base de la méditation bouddhiste, est une pratique au-delà des cultures et des religions : en suivant tout simplement une série d’exercices de relaxation, de concentration et de méditation, nous sommes amenés à la Pleine Conscience.
Le DVD, Mon nom est clitoris de Daphné Leblond & Lisa Billuart Monet
Ce documentaire est un dialogue entre jeunes femmes autour de la sexualité féminine. Avec une liberté, un courage et un humour communicatifs, elles partagent leur expérience et leurs histoires, dans la volonté de changer le monde autour d’elles et de faire valoir le droit des femmes à une éducation sexuelle informée, délivrée des contraintes et des tabous. Bande-annonce
On se retrouve à la médiathèque jeudi 6 avril à 14h !
15:48 | Lien permanent | Commentaires (0)
15 février 2023
Février, cercle du soir
Une dizaine de présents pour ce cercle d'hiver.
Rosalie présente
Louis-Philippe Dalembert, Milwaukee blues
Le meurtre de George Floyd en mai 2020 a inspiré à Louis-Philippe Dalembert l’écriture de cet ample et bouleversant roman. Mais c’est la vie de son héros, une figure imaginaire prénommée Emmett – comme Emmett Till, un adolescent assassiné par des racistes du Sud en 1955 –, qu’il va mettre en scène, la vie d’un gamin des ghettos noirs que son talent pour le football américain promettait à un riche avenir. La force de ce livre, c’est de brosser de façon poignante et tendre le portrait d’un homme ordinaire que sa mort terrifiante a sorti du lot.
Victoria Mas, Le bal des folles
Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires.
Réparti sur deux salles – d’un côté les idiotes et les épileptiques ; de l’autre les hystériques, les folles et les maniaques – ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle. Prix des lycéen Renaudot 2019
Christiane présente
Mathieu Lindon, Une archive
Je suis une archive à moi tout seul », déclare ici Mathieu Lindon avec ironie. Il se raconte donc comme archive vivante témoignant de son père, Jérôme Lindon, directeur des éditions de Minuit de 1948 jusqu'à sa mort en 2001, de sa famille et de la « famille des auteurs », dont Sam (Samuel Beckett), Alain Robbe-Grillet, Marguerite Duras, Jean Echenoz, et beaucoup d'autres. C'est un livre qui parle de passion, d'amour et de famille, de pouvoir, de succession et de transmission, de génie, de bonté, d'héroïsme, de ruse et de méchanceté. L'archive en question, c'est la vie d'un petit garçon qui n'a connu que les livres, l'édition, l'écriture. Et qui lui-même devient écrivain.
Marika présente
Toshikazu Kawaguchi, Tant que le café est encore chaud
Dans une petite ruelle de Tokyo se trouve Funiculi Funicula, un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud. Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience.
Chantal présente
Zeruya Shalev, Ce qui reste de nos vies
Hemda Horovitch vit sans doute ses derniers jours, mais l'image de ce lac, près du kibboutz où elle est née, s'impose encore avec force à sa conscience. Les souvenirs plus douloureux de sa longue vie se glissent eux-aussi dans sa mémoire, sans qu'elle puisse s'en libérer : son père trop exigeant, un mariage sans amour, puis cette difficulté à aimer équitablement ses deux enfants, Avner et Dina. Zeruya Shalev sait parler comme personne des relations mystérieuses qui se tissent entre parents et enfants.
Dans une langue puissante, elle évoque la colère, le ressentiment, la frustration et la peur qui construisent les familles autant que l'amour et le bonheur d'être ensemble. Ce qui reste de nos vies est certainement son roman le plus envoûtant.
Éric présente
Tom Hanks, Question de caractères Nouvelles
Que se passe-t-il quand un jeune homme nonchalant tombe fou amoureux d’une femme hyperactive ? Quand deux hommes ayant débarqué ensemble sur les plages de Normandie se retrouvent trente ans plus tard, l’un comblé, l’autre brisé par la vie ? Quand un jeune acteur qui fait ses grands débuts au cinéma se retrouve perdu dans Paris en pleine tournée promotionnelle ?
En littérature comme au cinéma, tout est question de caractère… Tom Hanks révèle ici le sien : fantasque et virevoltant, généreux, enthousiaste et fraternel, animé par une foi contagieuse en l’humanité.
Michel Onfray, Le manifeste hédoniste
Michel Onfray nous présente ici un petit condensé de sa philosophie, un manifeste hédoniste comprenant différents volets : psychologique, éthique, esthétique, érotique, bioéthique, politique...
Dans la deuxième partie de l’ouvrage, il ouvre les portes de son univers en invitant de nombreux intellectuels et artistes d’horizons différents, qui dialoguent avec lui, livrent leur vision de l’hédonisme au fil d’articles rédigés par leurs soins, d’interviews, de portfolios iconographiques ou photographiques, de reportages ou d’entretiens croisés.
Nathalie présente
Terry Pratchett, Les annales du disque monde La huitième fille
Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise le legs de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-monde (Vous y êtes ? Nous y sommes.) La succession s’y opère de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi procède le mage. Puis il meurt.
Or il apparaît que le huitième fils en cause est... une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n’a vu pareille incongruité.
Trop tard ; la transmission s’est accomplie au profit de la petite Eskarina. Elle entame son apprentissage sous la houlette rétive de la sorcière Mémé Ciredutemps...
Lucette présente
Elsa Fottorino, Parle tout bas
« Je ne pouvais plus échapper à mon histoire, sa vérité que j'avais trop longtemps différée. J'avais attendu non pas le bon moment, mais que ce ne soit plus le moment. Peine perdue. La mienne était toujours là, silencieuse, sans aucune douleur, elle exigeait d'être dite. J'ai espéré un déclenchement involontaire qui viendrait de cette peur surmontée d'elle-même. La peur n'est pas partie mais les mots sont revenus. »
En 2005, la narratrice a dix-neuf ans quand elle est victime d'un viol dans une forêt. Plainte, enquête, dépositions, interrogatoires : faute d'indices probants et de piste tangible, l'affaire est classée sans suite. Douze ans après les faits, à la faveur d'autres enquêtes, un suspect est identifié : cette fois, il y aura bien un procès. Depuis, la narratrice a continué à vivre et à aimer : elle est mère d'une petite fille et attend un deuxième enfant. Aujourd'hui, en se penchant sur son passé, elle comprend qu'elle tient enfin la possibilité de dépasser cette histoire et d'être en paix avec elle-même.
Elsa Fottorino livre ici un roman sobre et bouleversant, intime et universel, qui dit sans fard le quotidien des victimes et la complexité de leurs sentiments.
Prochain cercle de l'après-midi le 9 mars à 14h et prochain cercle du soir le 22 mars 20h à la médiathèque de Givors.
22:19 | Lien permanent | Commentaires (0)










