22 novembre 2023
Novembre 23, Cercle du soir
Nous sommes 11 à ce cercle d'automne. À l'occasion d'un retour sur E. Venet "La lumière, l'encre et l'usure du mobilier" est évoqué le Précis de médecine imaginaire du même auteur.
Carole présente
Hervé Le Tellier, Joconde jusqu'à 100 et plus si affinités
À l’instar des Exercices de style de Raymond Queneau, Hervé Le Tellier s’est amusé à mettre en scène le tableau le plus célèbre au monde avec des points de vue insolites. Ce livre comprend Joconde jusqu’à 100, Joconde sur votre indulgence + 50 points de vue supplémentaires.
Un livre de photographe : Givors au confluent du Gier et du Rhône de Caroline Bach
En immersion totale sur plusieurs périodes, l’artiste a su arpenter les rues, côtoyer les habitants, découvrir les lieux de convivialité comme les endroits désertés. Givors s’est dévoilée à elle dans toutes ses facettes : Givors, la résistante, l’industrielle, la sociale, la solidaire, la rebelle, la désaffectée, la douloureuse.
Nathalie présente
Jean Teulé, Charly 9
Charles IX fut de tous nos rois de France l'un des plus calamiteux. A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l'Europe entière. Abasourdi par l'énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses.Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous. Pourtant, il avait un bon fond.
Christiane présente
Patrick Deville, Peste et Choléra
Parmi les jeunes chercheurs qui ont constitué la première équipe de l’Institut Pasteur créé en 1887, Alexandre Yersin aura mené l'existence la plus mouvementée. "Ce n'est pas une vie que de ne pas bouger", écrit-il. Très vite il part en Asie, se fait marin, puis explorateur. Découvreur à Hong Kong, en 1894, du bacille de la peste, il s’installe en Indochine, à Nha Trang, loin du brouhaha des guerres, et multiplie les observations scientifiques, développe la culture de l’hévéa et de l’arbre à quinquina. Il meurt en 1943 pendant l’occupation japonaise.
Pour raconter cette formidable aventure scientifique et humaine, Patrick Deville a suivi les traces de Yersin autour du monde, et s’est nourri des correspondances et documents déposés aux archives des Instituts Pasteur.
Chantal présente
Elsa Morante, La storia
Une institutrice à moitié juive, lquzza, rencontre un jeune Allemand, à Rome. Ivre, il la viole. Un bâtard va naître, Useppe. On assiste alors à la lutte acharnée que mènent cette mère, « pauvre d'esprit », et son fils, qui sera épileptique. Les personnages multiples qui les entourent, Ninnarieddu – le premier fils d'lduzza, être ambigu, ayant frayé avec toutes les idéologies - le juif David Segré et tant d'autres figures inoubliables des quartiers populaires de Rome, font entendre une sorte de voix collective de l'Histoire.
lci, plus que Tolstoï, c'est le Victor Hugo des "Misérables" que l'on pourrait évoquer : la certitude passionnée que les innombrables sacrifiés de l'Histoire en sont les héros véritables et cachés.
Frédéric présente
Moi et François Mitterand de Hervé Le Tellier
Pour féliciter François Mitterrand de son élection deux ans plus tôt, je lui ai écrit une carte postale d'Arcachon, en septembre 1983. François m'a répondu. Il me « remerciait de ma lettre », m'assurait que mes remarques recevraient « toute l'attention qu'elles méritaient » et seraient « prises en considération », « dans les délais les plus brefs ». Et il m'assurait de ses « sentiments les meilleurs ».
D'autres auraient pu confondre sa réponse avec une lettre-type. Pas moi. J'ai répondu, et reçu de François une nouvelle réponse, à la teneur assez proche. S'est ainsi établie une correspondance très personnelle entre lui et moi, jusqu'à sa disparition. Je l'ai poursuivie avec tous ceux qui lui ont succédé, de Jacques C. à François H., et tous, sans exception, ont pris mes remarques « en considération » et m'ont assuré de leurs « sentiments les meilleurs ».
C est cette correspondance avec nos présidents que j'ai enfin décidé de révéler au public, afin de témoigner devant l'Histoire.
Cherie Jones, Et d'un seul bras la sœur balaie sa maison
À Baxter’s Beach, à la Barbade, Wilma, la grand-mère de Lala, raconte l’histoire de la sœur à un bras. C’est un récit édifiant sur ce qui arrive aux filles qui désobéissent à leur mère et se rendent dans les tunnels malfamés de Baxter.
Une fois adulte, Lala vit chichement dans un cabanon de plage avec son mari, Adan, un voyou au charisme dévastateur. Quand un de ses cambriolages dans une villa de luxe voisine dérape, et qu’il est obligé de tuer un riche homme blanc pour s’en sortir, deux vies de femmes s’effondrent. Celle de la veuve de la victime, une insulaire partie de rien et ayant usé de ses charmes pour obtenir une meilleure vie. Et celle de Lala, victime collatérale, qui perd son nouveau-né dans la foulée de la violence d’Adan. Comment ces deux femmes que tout oppose, mais que le drame relie, vont-elles pouvoir se reconstruire ?
Joëlle présente
Marcelle Sauvageot, Commentaires - Laissez-moi (1934)
Une jeune femme qui se bat contre la maladie, de retour au sanatorium dont elle ne reviendra peut-être pas, ouvre une lettre que vient de lui remettre son amant. Lettre de rupture, ou plutôt de congé. A quoi elle répond ici au nom de cette Vie qu'elle risque de n'avoir plus longtemps à vivre, mais qu'elle persiste à vouloir exempte de toute tiédeur, de tout compromis.
Un cri pur, sur le mode intraitable ; et la revendication blessée mais sûre de soi d'un amour de haute exigence qui revendique à la fois le partage total et la lucidité. Le livre de Marcelle Sauvageot (1900-1934), publié peu de mois avant sa mort (d'abord sous le titre de "Commentaires"), longtemps introuvable malgré quelques brèves reprises en librairie, fut salué en son temps par les plus grands.
Suzanne présente
Sandrine Collette, Et toujours les forêts
Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu'au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.
Isabelle présente
La trilogie de Bernard Werber,
Le père de nos pères,
L'homme descend du porc ! C'est moins chic que le singe évidemment et les partisans de la théorie classique qui butent toujours sur le problème du chaînon manquant ne sont pas prêts à accepter cette hypothèse. Ils vont d'ailleurs jusqu'à assassiner le professeur Adjémian, père de la théorie porcine pour l'empêcher de divulguer ses travaux. Mais une courageuse journaliste va tenter de résoudre une double énigme : celle du meurtre du professeur et celle de la naissance de l'humanité.
L'ultime secret
« Qu'est-ce qui nous motive ?
«C'est au cœur de notre cerveau qu'il faut chercher la source de tous nos comportements», estime Samuel Fincher, un brillant neurologue cannois. Le problème, c'est que Samuel Fincher meurt d'extase amoureuse dans les bras d'une top model danoise, le soir même de sa victoire au championnat du monde d'échecs.
Samuel Fincher avait-il trouvé au fin fond de nos crânes un secret qui devait rester caché ? Peut-on mourir de plaisir ?
Deux journalistes scientifiques parisiens, Lucrèce Nemrod et Isidore Katzenberg, veulent en savoir plus sur ce décès étrange. C'est donc sur la Côte d'Azur qu'ils vont mener l'enquête, de la morgue de Cannes à un étrange asile psychiatrique où les fous sont utilisés pour leurs talents particuliers. Ils vont aller de surprise en surprise jusqu'à l'extraordinaire dénouement basé sur une découverte scientifique peu connue mais réelle.
Le rire du cyclope
Darius, humoriste célèbre et coqueluche du Tout-Paris, s'effondre dans sa loge à l'issue d'une représentation à l'Olympia. Quelques minutes avant sa mort, le pompier de garde l'a pourtant entendu éclater de rire... La journaliste Lucrèce Nemrod est sûre qu'il ne s'agit pas d'une mort naturelle. Quant à son complice, Isidore Katzenberg, qui vit toujours dans son château d'eau, il est persuadé qu'il faut remonter aux origines du rire pour mener à bien cette enquête... Où l'on retrouve Lucrèce Nemrod et Isidore Katzenberg, déjà croisés dans Le Père de nos pères et L'Ultime Secret. Après le chaînon manquant et le cerveau, l'étrange phénomène du rire est au centre de leur nouvelle enquête.
Prochain cercle le 20 décembre
23:32 | Lien permanent | Commentaires (0)










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