10 octobre 2018
Autour d'un cidre et de fondants au chocolat
Petite discussion à propos du retour du "fils parfait" présenté au précédent cercle, autour de l'inceste et la pédophilie. Sont évoqués My absolute Darling de Gabriel Talent et La petite fille sur la banquise de Adélaïde Bon.

Discussion autour de La mélancolie stade ultime de la dépression à propos des retours de L'usure des jours et Ténèbres en terre froide du précédent cercle. Transition toute trouvée pour Lu. qui nous présente :

Misérable petit exode en exil forcé de Nelia R. Cavalon, Ed. Parce qu'on est là.
Découvert lors d'une Lecture-Spectacle intitulée "Le Cercle des Insensé-e-s", proposé par le collectif "Parce qu'on est là" du Puy en Velay.
Récit d'une vie avec un schizophrène : ne pas comprendre, en arriver à se croire soi-même atteint de folie, fuir....
Lu. évoque également à propos de la schizophrénie le discours de Emmanuel Faber, DG de Danone, évoquant son frère schizophrène.
https://www.youtube.com/watch?v=x4rj4MfNkys
Is. présente
Une immense sensation de calme de Laurine Roux, Editions du sonneur
Alors qu’elle vient d’enterrer sa grand-mère, une jeune fille rencontre Igor. Cet être sauvage et magnétique, presque animal, livre du poisson séché à de vieilles femmes isolées dans la montagne, ultimes témoins d’une guerre qui, cinquante ans plus tôt, ne laissa aucun homme debout, hormis les « Invisibles », parias d’un monde que traversent les plus curieuses légendes.
Au plus noir du conte, Laurine Roux dit dans ce premier roman le sublime d’une nature souveraine et le merveilleux d’une vie qu’illumine le côtoiement permanent de la mort et de l’amour.
Pe. présente
Amours de Leonor de Recondo
Tandis que son épouse dort paisiblement, Anselme le notaire abuse de Céleste, la jeune bonne, qui tombe enceinte. Pour sauver l'honneur de tous, Victoire décide d'adopter l'enfant. Mais elle n'a pas la fibre maternelle, et le nouveau-né dépérit. En cachette, Céleste va tendrement prendre soin de son petit. Une nuit, Victoire les rejoint dans la chambre sous les combles...
Ca. présente
Sébastien de Jean-Pierre Spilmont
Le jeune Sébastien aime le silence. Sa plus grande peur est de mourir noyé par le bruit. Mais, par échappées, les mots prennent vie : les souffrances du quotidien et l'amour de son grand-père, le seul être qui lui témoigne de l'affection. Lors d'un voyage en train, les voilà rejoints par des amis, vétérans d'Algérie. L'adolescent comprend peu à peu quelle abominable fraternité les unit. Les illusions perdues d'un enfant ont de terribles conséquences...
La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez
1949 : Josef Mengele arrive en Argentine.
Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit... jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979.
Sont évoqués en vrac en fin de soirée :
Kazuo Ishiguro, prix Nobel de littérature en 2017
Le banquier anarchiste de Fernando Pessoa
Prochaines dates du cercle les mercredis 14 novembre et 12 décembre.
23:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
12 septembre 2018
Bergamotes et petit Chardonnay pour un petit cercle
Cercle restreint pour ce premier cercle de la nouvelle saison. Nous débattons un peu sur la différence entre Eddy Bellegueule et Retour à Reims évoqués lors du précédent cercle.
Ca. présente une BD Humains La Roya est un fleuve de Beaudoin et Troubs
La Roya est un fleuve qui prend sa source en France, au col de Tende et se jette dans la Méditerranée à Vintimille, en Italie. Durant l’été 2017, Baudoin et Troubs ont parcouru cette vallée, à la rencontre des membres du collectif "Roya Citoyenne", venant en aide aux migrants qui tentent de passer la frontière. Beaudoin et Troubs ont rempli leurs carnets de portraits et ils interrogent avec bienveillance et simplicité, la violence du monde et l'humanité qui en jaillit.
Oh boy ! de Marie-Aude Murail. Littérature jeunesse
Oh, boy !, c'est l'expression qui sort des lèvres de Barthélémy Morlevent, 26 ans, quand il est dépassé par les événements.
Et, justement, les événements se précipitent lorsque lui tombe du ciel Siméon, un surdoué (14 ans), Morgane (8 ans) et Venise (5 ans), trois frère et sœurs, orphelins depuis peu dont il est la seule famille. Il est question de deuil, de maladie, d'homosexualité. Il est question aussi (et surtout) d'amour, d'affection fraternelle.
Tout cela est abordé avec pudeur et humour ; les personnages sont très attachants.
Ro. Présente
Le fils parfait de Mathieu Ménégaux et du même auteur : Je me suis tue
Maxime, enfant unique d’Élise, a tout du fils parfait : brillantes études et carrière fulgurante ; c’est un mari aimant comme un père attentionné. Un jour, sa femme Daphné va découvrir la faille dans ce tableau idyllique...
Tour à tour victime puis criminelle, Claire échoue en prison et refuse obstinément de s'expliquer. À la veille de son jugement, elle se décide enfin à sortir de son mutisme…
De Daniel Arsand Je suis en vie et tu ne m'entends pas
Quand Klaus Hirshkuh débarque à la gare de Leipzig, ce jour de novembre 1945, c'est une ville détruite qu'il redécouvre pas à pas. Le jeune homme qui marche dans ces décombres est lui-même en morceaux. Il vient de passer quatre ans à Buchenwald. Parce qu'il est homosexuel. À bout de forces, il est une ombre, un fantôme. Scandaleusement vivant pourtant. Et il n'a pas fini d'expier.
Prix du Roman gay - 2016
Prix Jeand’Heur - 2016
Lu présente
L'usure des jours de Lorette Nobécourt
En quarante quatre chapitres, parfois très courts, qui vont de "Naître" à "Vivre" en passant par "eczéma", "littérature," féminité" ou "Himalaya", Lorette Nobécourt nous donne à voir son parcours. Un parcours exigeant, marqué par la souffrance, mais aussi par de très grandes joies. Tour à tour exaltée ou maîtrisée, l'écriture rend compte du travail de l'auteure sur elle même, sa réflexion inlassable, puisant aussi bien dans la psychanalyse que dans des traditions mystiques éclectiques, l'acculant parfois aux bords de la folie. (Résumé de Cathulu).
Ténèbres en Terres froides de Charles Juliet
L'écriture est pour moi un moyen de m'explorer, donc de me rejoindre mais aussi de me dépouiller de l'acquis, de l'inutile, et enfin, de me dépasser en me centrant sur mon centre. (26 février 1964) Loin d'y consigner ses activités quotidiennes au jour le jour, Charles Juliet entreprend dans son Journal un profond travail sur soi.
Prochaines dates du cercle les mercredis 10 octobre, 14 novembre, 12 décembre.
17:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
13 juin 2018
Dernier cercle avant l'été
Petite discussion sur le sens de certains romans de science-fiction : quel est le message que veut faire passer l'auteur? Il semble plus clair pour un roman tel que 2084 de Boualem Sansal que dans le Hypérion de Dan Simmons.
Is présente

BD. Marion Montaigne : Dans la combi de Thomas Pesquet.
Le 2 juin dernier, le Français Thomas Pesquet, astronaute, rentrait sur Terre après avoir passé 6 mois dans la Station spatiale internationale. Sélectionné, il a suivi une formation intense pendant 7 ans. Dans cette bande dessinée de reportage, Marion Montaigne raconte avec le parcours de ce héros et son retour sur terre.

Jessie Burton, Miniaturiste.
1686, une jeune fille de la campagne se marie avec un riche commerçant souvent absent mais dont la sœur règne d’une main de fer. On découvre Amsterdam riche, le mystère du mari, la société corsetée sous l’emprise de l’église luthérienne. Très dense. Premier roman de cette anglaise.
Ca présente

Boualem Sansal Le village de l’allemand.
Les narrateurs sont deux frères nés de mère algérienne et de père allemand. Ils ont été élevés par un vieil oncle immigré dans une cité de la banlieue parisienne, tandis que leurs parents restaient dans leur village près de Sétif. En 1994, le GIA massacre une partie de la population du bourg. Pour les deux fils, le deuil va se doubler d'une douleur bien plus atroce : la révélation de ce que fut leur père, cet Allemand qui jouissait du titre prestigieux de moudjahid. Basé sur une histoire authentique, le roman propose une réflexion véhémente et profonde. Il relie trois épisodes : la Shoah, la sale guerre des années 1990 en Algérie et la situation des banlieues françaises.
Ro présente

Sophie Cartatini, Les sept cercles.
C’est un départ de Moussa, paysan, peul de Mauritanie un jour de bon matin sous l’emprise d’une force obscure, une errance de 40 ans. On partage ses émotions, ses croyances, la situation toujours tragique de son peuple, et sa quête inlassable de la connaissance
Lu ne recommande pas
Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule.
Cette autofiction assumée d’un jeune homosexuel dans un village de Picardie est très subjectif, avec un parti pris de règlements de comptes familiaux, une complaisance à dénoncer une réalité sociale de prolétariat, quitte à en accentuer le trait et une jouissance à se décrire victime. Œuvre de jeunesse non aboutie. Le clivage en soi n’est pas résilience.
Noter cependant la très belle couverture du livre.
Al. évoque et apportera

Didier Eribon, Retour à Reims
Livre évoqué par Edoaurd Louis. Après la mort de son père, l’auteur retrouve son milieu d’origine avec lequel il avait plus ou moins rompu trente ans auparavant. Il décide alors de se plonger dans son passé.
Prochaines dates du cercle les mercredis 12 septembre, 10 octobre, 14 novembre, 12 décembre.
22:20 | Lien permanent | Commentaires (0)








